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LES ANNONCEURS ONT RÉDUIT DRASTIQUEMENT LA VOILURE DE LEURS INVESTISSEMENTS PUBLICITAIRES. UNE MAJORITÉ A CARRÉMENT ARRÊTÉ TOUTE CAMPAGNE EN ATTENDANT DES LENDEMAINS MEILLEURS.

D’après les données de l’agence de communication Saga, la valeur publicitaire globale a fondu de 33% en mars. Par canal, l’affichage, le cinéma, et la presse écrite ont vu leurs budgets de communication se rétrécir de 100%. Mieux lotie, la radio a été moins impactée : la valeur publicitaire qui lui est consacrée a baissé du quart (-25%). Seule note positive, les investissements publicitaires réservés à la télévision se sont inscrits en hausse de 25%. La télé semble résister tant bien que mal, étant donné qu’elle reste le média le plus consommé en cette période de confinement, en dehors d’Internet. A en croire les données d’une enquête internationale réalisée par le cabinet Kantar, pendant le confinement, la consommation TV a bondi de 59% au Maroc.

Selon la même enquête réalisée auprès de 25 000 consommateurs, dans le contexte de la pandémie, le public n’attend pas que les marques arrêtent la publicité, mais qu’elles apportent une contribution positive à la société, en parlant de l’utilité de la marque dans la nouvelle vie quotidienne (77%) ; en informant sur les efforts pour faire face à la situation (75%); et en adoptant un ton rassurant (70%).

Kantar considère qu’une absence de six mois à la télévision entraînerait une réduction de 39% de la notoriété totale, ce qui pourrait retarder la reprise dans un monde post-pandémie.

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LES PRODUCTEURS DU MOYEN-ORIENT N’ONT PAS PU ACHEVER LE TOURNAGE DE LEURS CÉLÈBRES SÉRIES TÉLÉVISÉES DU RAMADAN, DÉBUTANT FIN AVRIL, À CAUSE DE LA PANDÉMIE DE NOUVEAU CORONAVIRUS.

Épisodes inachevés et plateaux de tournage désertés, de nombreux studios ont dû interrompre leur tournage, à cause des mesures drastiques prises par les pays de la région pour endiguer la propagation de la maladie de Covid-19.

Face à une demande croissante de divertissement pendant ce mois, les audiences et les prix de la publicité à la télévision montent en flèche et de nombreuses productions proposent des séries télévisées pendant l’iftar et le sohour.

Drames sentimentaux, comédies familiales, sagas historiques ou thrillers haletants font le menu quotidien des chaînes, engagées dans une bataille acharnée pour l’audimat, sans compter la nouvelle concurrence des services de vidéos à la demande tels que le géant américain Netflix et les plateformes du Golfe, comme Starz Play ou WAVO.

Si des tournages ont été interrompus au Liban et au Koweït, les caméras continuent de tourner dans d’autres pays comme aux Emirats arabes unis, mais sous des règles strictes, comme la limitation de personnel non essentiel sur les plateaux.

Grand groupe médiatique panarabe basé à Dubaï, MBC « stérilise constamment les studios et les lieux de tournage » et mis en place des « unités d’urgence » médicales, affirme à la presse son porte-parole, Mazen Hayek.

En Egypte, l’un des principaux pourvoyeurs de séries télévisées, aucun ordre officiel de fermeture des studios n’a été émis. Mais « 80% des tournages ont quand même cessé », estime Achraf Zaki, chef du syndicat des acteurs.

Cette année, le nouveau coronavirus frappe durement le secteur des arts et du divertissement: les festivals sont reportés et les cinémas fermés dans de nombreux pays. Mais pour des inconditionnels, passer le ramadan sans séries est impensable.

Au total, plus de trois milliards de personnes sont confinées et la pandémie a fait 40.000 morts à travers le monde.

source : Lavieeco.com

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LE CANAL DIGITAL ET LA RADIO S’EN SORTENT AVEC DES CROISSANCES DE 6,3% ET 22,7% RESPECTIVEMENT. LA PRESSE ÉCRITE, L’AFFICHAGE ET LA TV SONT EN PERTE DE VITESSE CONTINUE. D’APRÈS LES PROJECTIONS D’IPSOS, LE DIGITAL SERA LE PREMIER CANAL DE COMMUNICATION EN 2026.

 

Le marché publicitaire poursuit sa décadence. D’après les chiffres du cabinet Ipsos, entreprise de sondage spécialisée dans les études, le marché publicitaire a chuté de 5% en 2019 par rapport à la performance de l’année 2018. Les canaux qui ont connu les baisses les plus prononcées sont l’affichage (-24,1%) pour 1 milliard de DH d’investissements bruts en 2019, la presse écrite (-12%) pour 506 MDH et le cinéma (-13,7%) à hauteur de 41 MDH. Les deux seuls canaux en évolution restent la radio (6,3%) qui s’essouffle après des hausses à deux chiffres pendant deux ou trois ans, attirant en 2019 des investissements bruts de 1,18 milliard de DH et le digital (22,7%) dont les investissements ont dépassé la presse avec 693 MDH engrangés en 2019, même si la majorité des fonds vont à Facebook et Google. «Globalement, le marché marocain suit la même tendance depuis 2017. Le marché baisse au fil des mois au profit du canal digital qui continue de croître à deux chiffres. Pourtant, malgré le rétrécissement continu des dépenses des médias offline, certains indicateurs bruts montrent une croissance positive. Ce constat est, hélas, le résultat de politiques de dumping des opérateurs de marché pour attirer le maximum de budgets», déclare Lahoucine Boulman, responsable de la pige publicitaire chez Ipsos. Ce dumping concerne tous les canaux de communication qui se battent sur un marché de plus en plus étroit. Le mix-médias des annonceurs avantage de plus en plus le canal digital. Les réseaux sociaux, notamment Facebook et Instagram, connaissent en effet un réel succès parmi les annonceurs.

Un sous-investissement de grands annonceurs

Une partie du budget des annonceurs, auparavant dédiée aux médias offline, est passée aux médias online. Mais le responsable d’Ipsos déplore un autre facteur ayant contribué à la baisse des budgets: le sous-investissement des grands annonceurs en comparaison avec leur part de marché. «Cela concerne surtout les entreprises locales dont les investissements sont inférieurs à ceux des multinationales. Dans le cas des entreprises qui évoluent dans les secteurs de l’immobilier, de la banque, l’assurance et l’automobile, la recherche du retour sur investissement est un autre facteur qui explique cette baisse», déclare M. Boulman. Le canal digital permet en effet un meilleur ciblage et un retour sur investissement déterminé pour les entreprises en recherche de rentabilisation de leur budget publicitaire. Même la TV, pourtant canal de masse, est en perte de vitesse. A titre d’exemple, 2M qui capte 72% des investissements publicitaires (1,3 milliard de DH) a un chiffre d’affaires en recul de 6,5%. Le modèle de programmation de la chaîne publique orienté vers plus d’émissions télévisées mainstream s’essouffle. L’arrivée de MB5 dans le paysage médiatique marocain n’arrangera pas ses affaires. Selon les chiffres d’Ipsos, les autres chaînes (hors 2M, SNRT et Médi1TV) ont connu une hausse des investissements publicitaires de 208% en 2019, captant ainsi 5 MDH. Les 13 radios nationales semblent aussi prendre, en grande partie, un virage vers les émissions à large audience qui n’ont pas grandement amélioré leur chiffre d’affaires. En tout cas, les projections d’Ipsos montrent que le canal digital sera probablement le premier média en 2026.

source : lavieeco.com

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La HACA a été saisie d’une plainte au sujet du spot publicitaire des projets fictifs
du groupe immobilier Bab Darna, diffusé sur la chaîne 2M au cours du mois de
ramadan et ce, durant deux années consécutives (2017 et 2018). Voici la décision
de la HACA.

2M a finalement été complètement blanchie. La justice est seule compétente pour la réparation
des dégâts occasionnés par ce conflit impliquant le groupe Bab Darna, peut-on lire dans la
décision du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA), datée du 3 janvier 2020.

Le CSCA affirme avoir délibéré après avoir constaté les faits incriminés dans ce spot publicitaire,
qui ont fait l'objet de la plainte, et demandé des éclaircissements à l’opérateur concerné.

Ainsi, ajoute la même source, même si la diffusion du spot en question aurait contribué à attirer
l’attention du public en vue de bénéficier des offres annoncées, la responsabilité de la société
Soread 2M se limite au contrôle en amont de la conformité du message publicitaire aux dispositions
légales en vigueur, notamment en matière de respect de la dignité humaine, de protection
du jeune public et de lutte contre les discours incitant à la haine et à la violence, outre les
données que l’opérateur, en toute bonne intention, serait en mesure de vérifier
la véracité dans le cadre de sa relation contractuelle avec les annonceurs.
Le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle a donc décidé de classer la
plainte et d’informer son auteur de l’issue de sa requête auprès de la HACA.

Source : le360.ma

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LA FERMETURE DU HUFFPOST MAROC EST UN RAPPEL DE LA DIFFICILE CONJONCTURE QUE VIT LA PRESSE DIGITALE. LES OFFRES PAYANTES DEMEURENT PEU NOMBREUSES SUR LE MARCHÉ. LES CHIFFRES TRÈS BAS DE LA LECTURE N’ENCOURAGENT PAS LES OPÉRATEURS À SE LANCER DANS L’ABONNEMENT.

Le 3 décembre dernier, le site web d’information, Huffpost Maroc, jette l’éponge en publiant sur son interface un message laconique en trois langues, arabe, français et anglais. Indépendamment des raisons spécifiques ayant poussé ce site à arrêter la publication de son contenu, le site-mère Huffpost Maghreb ayant également baissé les rideaux, la situation actuelle de la presse digitale au Maroc est à tout le moins délicate. Avec environ 80% de recettes publicitaires qui vont dans les poches des GAFA, essentiellement Google et Facebook au Maroc, et la baisse soutenue des recettes publicitaires, n’y a-t-il plus d’issue à cette situation «de crise» actuelle ? Les opérateurs ne devront-ils pas renouer avec le contenu payé, une vocation qui a accompagné l’évolution de la presse durant sa genèse ?

Pour Naceureddine Elafrite, gérant et co-fondateur de Medias24, pure-player d’information économique et financière en ligne, il sera impossible dans le futur de ne pas proposer du contenu payant. «Si peu de gens acceptent de payer pour lire et si toutes les parties prenantes du secteur sont en difficulté, tôt ou tard la presse en ligne devra vendre son contenu éditorial. C’est inéluctable», précise le co-fondateur de Medias24. Qu’est-ce qui empêche donc ce média de prendre le virage de l’abonnement ? C’est une question de temps. «Il faut reconquérir le marché des lecteurs. Plusieurs formules d’abonnement peuvent être développées, selon les différents niveaux d’information, allant de l’information gratuite à l’information premium», déclare M. Elafrite.

Le nombre de lecteurs n’est pas encourageant

C’est un constat. Cette évolution de la presse, écrite et digitale, n’est pas typique au Maroc. Idem pour le paysage de cette presse et son modèle économique. Pour l’instant, deux supports, à savoir le Desk et Telquel ont choisi de s’orienter vers l’abonnement. Si Telquel en est au début de son expérience d’offre payante, le Desk a terminé sa quatrième année, malgré des échos sur des difficultés à atteindre un nombre d’abonnements capable de garantir au média un équilibre financier. Le reste de l’offre est divisé entre deux types d’opérateurs. Les premiers sont les sites web des journaux, avec des fonctions allant de celle d’un simple relais des articles publiés sur le papier jusqu’à un support avec une stratégie presque indépendante. Les seconds sont les pure-players avec des versions arabophones et francophones, comme Yabiladi, Hespress… Sans compter l’effusion récente des webtélés, qui s’écartent, en matière de contenu, de la fonction éditoriale.

Pour Yabiladi, le salut pourra venir de l’audience de ce site multilingue, à plus de 70% située à l’étranger. Malgré cela, Mohamed Ezouak, fondateur de la plateforme Yabiladi, demeure «réticent à mettre en place une offre payante qui permettrait d’amortir la baisse des recettes publicitaires». Pour cause, les chiffres de la lecture sont très bas au Maroc comparés aux pays de la région. Ils ne dépassent pas 300 000 tirages par jour pour la presse papier. «Autre élément décisif, le concept de l’abonnement ne marche pas au Maroc. C’est un constat culturel», souligne M. Ezzouak.

Que faire donc face à la recrudescence des recettes publicitaires ? Le fondateur de Yabiladi a un projet en gestation qui consiste à mettre en place un club où il sera question de payer un abonnement annuel. «Cela ne sera pas lié au paiement pour avoir accès à des articles, car le contenu restera gratuit pour tout le monde», précise Mohamed Ezzouak. Si cette option évitera, dit-il, d’avoir une hiérarchie dans l’information offerte au public, cela donnera la possibilité aux membres du club de soutenir Yabiladi, en ayant accès à plusieurs avantages, comme la désactivation de la publicité. Autre problématique, le flou entoure l’évolution des supports digitaux. En effet, la majorité écrasante des professionnels que nous avons contactés n’a pas répondu à nos sollicitations, y compris le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM). Mais cela est une autre histoire.

Selon les statistiques fournis par le Groupement des annonceurs marocains (GAM), à fin 2018, le digital a enregistré une progression de 10,3% par rapport à l’année précédente, à 604,7 millions de dirhams. Cette performance reste en deçà de ce que la radio a réalisé. Ce dernier canal a enregistré une augmentation de 9,5%, à 1,1 milliard de DH au cours de la même année. Les deux canaux ayant fait l’exception par rapport aux autres canaux qui ont connu tous une dégringolade en 2018, à l’instar de la presse écrite qui a connu une baisse de 23,3%, à 575 millions de dirhams. Début 2018, une taxe de 5% a frappé tous les supports numériques, une mesure qui a été appliquée aux annonces publicitaires sur les sites de presse digitale et qui ne concernait auparavant que la télévision et le cinéma. Nul besoin de préciser qu’elle n’a pas arrangé les affaires au sein du secteur.

source : lavieeco.com

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LE CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA COMMUNICATION AUDIOVISUELLE (CSCA) A ADRESSÉ UN AVERTISSEMENT POUR PUBLICITÉ CLANDESTINE À LUXE RADIO CONCERNANT L’ÉMISSION « LES MATINS LUXE ».

Dans sa décision, le CSCA, réuni le 03 octobre 2019, relève que « suite à une auto-saisine de la Haute autorité de la Communication audiovisuelle (HACA), le CSCA a décidé d’adresser un avertissement pour publicité clandestine à Luxe Radio en rapport avec les éditions de l’émission Les matins Luxe, diffusées du 1er au 5 Juillet 2019 ».

Le Conseil Supérieur a également décidé de publier la décision au Bulletin Officiel et ordonné à Luxe Radio de donner lecture à l’antenne d’un communiqué relatif à la sanction.

Le CSCA a motivé sa décision par le constat, dans le contenu des éditions précitées, de manquements aux dispositions légales et réglementaires applicables à la communication audiovisuelle et relatives à la publicité clandestine.

Tout en prenant acte de la réponse de Luxe Radio à la demande d’explications adressée par la HACA, le CSCA a constaté que l’émission a présenté explicitement et de manière répétitive pendant les cinq éditions du programme, une marque commerciale déterminée.

Le Conseil a également estimé que la présentation argumentée et ouvertement promotionnelle des produits de cette marque était de nature à induire les auditeurs en erreur en raison de la confusion dans le contenu de ce programme entre information et publicité.

source : lavieeco.com

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